Elena Serna (promo 2011) – l’art, l’art, l’art et l’art

Elena a toujours eu un côté créatif et artistique très développé, que ce soit à travers la danse ou le théâtre. Elle l’a d’ailleurs bien pris en compte dans ses choix d’orientation post-bac. 7 ans après les années lycée, nous sommes allés à sa rencontre.

Quelques années en arrière, quels souvenirs marquants gardes-tu de ton passage au lycée Fustel de Coulanges ?

Entre les 100 jours du bac, le bal de fin d’année, les bagarres, les mégasports, les mangues qui tombent sur nos têtes… Il y a tellement d’anecdotes ! Je me souviens du fait que j’étais cataloguée comme la fille de Monsieur Serna avant même d’entrer au collège ! Sinon j’étais garçon manqué, je portais de gros t-shirts, des baggy, des baskets… mais tout ça..c’était surtout pour ne pas attirer l’attention ! Si Monsieur Serna apprenait que sa fille avait fait..Hummm..Fustel était un champ miné pour moi ! (Rires)

Si on en parlait, de ces passions ?

Ce sont des passions qui m’habitent depuis toujours. On me critique souvent sur le fait que je fais trop de choses, que je suis dispersée, qu’il faut choisir une discipline dans laquelle je pourrais me développer. Mais quand on a la possibilité d’aller au-delà de ce qu’on pourrait faire, on se met à faire ce qu’on veut faire.

Dans mon cas, chaque domaine entraine forcément l’autre : si je me mets à danser seule dans mon salon, c’est que j’ai un son dans la tête qui m’invite souvent à trouver une mélodie, sur laquelle peuvent se greffer des paroles, qui laissent place à une scène où se passe une action, ce qui me donne l’idée générale du style, de l’ambiance et atmosphère que je veux apporter, etc…. C’est comme un cycle.

Quel a été ton parcours ton baccalauréat en poche ?

J’ai fait une formation pro dans l’art du spectacle (danse, chant, théâtre) au Studio International de Vanina Mareschal.

Arrives-tu à en « vivre » de ces passions ?

Ce n’est pas évident, réussir à vivre de sa passion sans pour autant crouler sous les factures. Mais ça commence petit à petit à porter ses fruits. Je reçois des virements de la SACD et de la SACEM par rapport à mes droits d’auteurs et à côté je travaille en restauration à mi-temps.

Quelles sont tes projets sur le long terme ?

Sur le long terme, je prévois de continuer de composer pour des artistes/spectacles/films, Gagner ma vie grâce aux droits d’auteurs et continuer à créer !

Des conseils à donner sur la base de ton parcours au centre duquel la créativité se place ?

Avant toute chose: avoir confiance en soi. Ce qui n’est pas facile à faire dans un milieu où on nous rabâche constamment de ne pas être assez bien/bonne/fine/grande/forte ou de ne pas être comme tel ou de faire comme tel. On est constamment jugés pour le moindre petit détail et on ne veut pas nous laisser la chance de s’épanouir.

Mon conseil est de ne pas s’attarder sur ce genre de détails. J’ai appris que de toute façon tout le monde a et aura un avis sur ce que tu fais, et comment tu le fais. Donc si tu veux faire quelque chose : FAIS LE. N’attends pas qu’on te dise si c’est bien ou pas, de toute façon ils sont déjà en train de commenter.

Il ne faut pas baisser les bras, même quand tout semble se retourner contre toi.

Il faut savoir être ouvert d’esprit, accepter les critiques, ignorer celles qui ne sont pas pertinentes, prendre en compte celles qui peuvent faire avancer.

Cet article est paru le 14 février 2019.

Propos recueillis par Dona Biyong (promo 2014).

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