Maryka Ndanga (promo 2012) : au service de la cause humanitaire

7 ans après l’obtention de son baccalauréat au lycée Fustel de Coulanges, Maryka Ndanga, manager chez Direct Sud, revient sur les éléments qui l’ont poussée à se tourner vers le monde humanitaire. Elle met un notamment un accent sur les engagements que nécessite le secteur.

Quel parcours as-tu suivi et qu’est ce qui a motivé ce choix ?

Après mon baccalauréat, j’ai fait des études en droit international et européen, et depuis 2017 j’ai intégré en tant que manager une entreprise qui accompagne et conseille des ONG dans leur recherche de fonds humanitaires. C’est un métier avec beaucoup d’enjeux, mais aussi beaucoup de contact humain et d’ouverture sur le monde.

Je pense que mon choix a été motivé par l’attrait que j’ai depuis petite pour le monde de l’humanitaire, c’était déjà mon but quand j’ai commencé mes études en droit.

Qu’est-ce que l’humanitaire t’a transmis comme enseignements jusque-là ?

Il y a tellement de choses à retenir et pourtant je n’en suis même pas encore à la moitié… Je dirai que ce métier m’a appris la mobilité. Une mobilité physique car j’ai parfois été amenée à voyager pour le travail, mais également une « mobilité humaine » si je peux appeler cela comme cela. En effet, j’ai dû m’adapter très rapidement à travailler avec différentes personnes et à manager des équipes au quotidien avec tous les enjeux que cela implique.

À ton avis, de quoi faut-il être armé pour travailler dans l’humanitaire ?

Premièrement : il faut se montrer patient. Le monde de l’humanitaire est un monde plutôt fermé et il faut parfois accepter de commencer par le bas pour ensuite gravir les échelons.

Deuxièmement : il faut oser. Si tu ne te démarques pas tu auras du mal à t’imposer dans le milieu. Alors, il faut forcément dans un premier temps faire des études adéquates et ne pas hésiter à multiplier les expériences professionnelles dans le secteur, mais là-dessus je pense que je ne vous apprends rien.

Il faut également se montrer déterminé. Garder les yeux rivés sur ses objectifs et tenir bon même quand ça semble difficile et insurmontable.

Comme tout emploi, c’est parfois dur de gérer la pression mais gagner son pain quotidien tout en aidant les autres c’est vraiment un plus et une perspective d’emploi que je souhaite à tous de vivre au moins une fois dans sa vie.

J’espère que ce témoignage aidera et convaincra plus de personnes à nous rejoindre dans le secteur.

Parallèlement à tes engagements professionnels, tu as des engagements associatifs. En Août 2017 tu as lancé le projet « The Bliss Fest ». Peux-tu nous présenter le projet ? Où est-ce qu’il ene st aujourd’hui ? (The Bliss Co. Sur Facebook)

« The Bliss Fest » est un événement que j’ai co-organisé avec mon amie d’enfance Christelle Ngono. L’objectif étant de réunir la jeunesse camerounaise autour de centres d’intérêts communs (vente privée, conférence, soirée) et dans le même temps en faire bénéficier un orphelinat (Petit Dan & Sarah). D’où le concept “ Chill and Carry ” de cet événement.

Cette expérience était vraiment une première pour nous parce que ni Christelle ni moi n’avions étudié ou travaillé dans l’événementiel avant. C’était donc tout nouveau et cela nous a permis de poser une (petite) première pierre à l’édifice car les enfants de l’orphelinat ont pu bénéficier des dons récoltés et nous en sommes fières.

Pour l’instant il n’y a pas de « The Bliss Fest 2 » prévu à l’horizon, mais si vous êtes chauds, on le lance ? 😉

Quels sont tes projets professionnels à terme ?

Naturellement, je dirai que j’aimerais monter en grade et également mener des actions plus concrètes qui, je l’espère, auront un impact positif sur le Cameroun qui est mon pays d’origine, l’Afrique et plus globalement le monde ! (Oui…on dit qu’il faut viser haut dans la vie lol, j’en suis!)

En parallèle je continue également à me former dans différentes branches du droit. En fait, tant que l’on a la possibilité d’apprendre je pense qu’il faut le faire et foncer.

Enfin, 7 ans plus tard, Si tu devais énoncer un souvenir marquant ou une anecdote particulière sur tes années lycée, que dirais-tu ?

Eh oui, sept ans déjà ! Le temps passe vite, ça ne me rajeunit pas tout ça (rires). Disons que ce qui m’a le plus marqué à Fustel c’est ma dernière année et tout le dynamisme qu’il y avait autour. Les 100 jours du BAC particulièrement, qui étaient l’occasion pour notre promo de marquer le lycée à notre façon et de partager avec nos anciens professeurs et surveillants un autre rapport que celui d’encadreur à élève. C’était vraiment un super moment !

NDLR : Si vous voulez en savoir un peu plus, Maryka tient un blog (mvryka.com) dans lequel elle partage ses expériences dans son domaine d’expertise et elle est également très active sur Instagram.

Cet article est paru le 25 avril 2019.

Propos recueillis par Marie Gabrielle Kouamedjo (promo 2014).

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